Moraira mise sur la sobriété : un littoral sans immeubles de grande hauteur, un port de plaisance achevé au milieu des années quatre-vingt et une forteresse du XVIIIe siècle, le Castillo de Moraira, posée directement sur le sable au bout de la Playa de l'Ampolla. La première chose qu’un acheteur doit comprendre, c’est que Moraira n’est pas une commune à part entière. C’est le village côtier de Teulada, officiellement Teulada-Moraira, qui abrite un peu moins de treize mille habitants et accueille de longue date une majorité de résidents étrangers.
La commune s’étend sur environ trente-deux kilomètres carrés et se compose de deux agglomérations distinctes : le village de Teulada dans les terres, à cent quatre-vingt-cinq mètres d’altitude, et Moraira sur la côte, à dix-sept mètres, séparés par une vallée de vignes et de terrasses en pierre sèche. Le littoral se découpe en une succession de criques plutôt qu’en une unique et longue plage, de l’Ampolla, près du château, à El Portet, une petite baie abritée et dominée par la tour de guet du Cap d’Or. Il n’existe pas de relevés climatiques officiels pour la Marina Alta ; la station de référence d’Alicante, à quelque soixante-quinze kilomètres au sud, enregistre des journées à environ dix-sept degrés en janvier et des pics proches de trente et un en août, mais ce pan de côte est sensiblement plus humide.
Soyons honnêtes : certains acheteurs ont intérêt à chercher ailleurs. Pour la vie nocturne, il y a Benidorm ; pour une ville active avec un hôpital, une gare maritime et des services toute l’année, il y a Dénia ; et pour les budgets plus serrés, Calpe et Benissa, dans les terres, se révèleront bien plus accessibles. Moraira est une petite localité tranquille où la voiture est indispensable, et ses prix en témoignent.